05/04/2006
Lyon 12 - Le Public 0
Le texte sur NED etait prophétique.
Oui, il ya eu un but de Inzaghi (et meme deux). Non, il n'etait pas de l'épaule. Oui le jeu des lyonnais etait sexy, mais comme souvent dans ce cas là, impuissant.
Oui, finalement on s'en fout complètement puisque les NED etaient bien meilleurs que leurs compatriotes surpayés, hier soir, à La Malterie (et moins chers...)
Virils, mais corrects, les lyonnais ont dévasté avec une aisance phénoménale la pauvre défense lilloise, venue en petit nombre. A 3 contre 50, ils ont montré que leur supériorité physique servait super efficacement leur technique, leur créativité pas trop brésillienne, mais disons... yougoslave ou hongroise période années 50 pour ceux qui suivent.
Et nous, on est littéralement bluffés. On sentait le truc possible à l'écoute de "Rien, merci", mais là, franchement, on est restés coïts (oui la faute est intentionnelle), on les a regardés jouer, et à la fin, vidés et abatus, on fait preuve d'un fair play tout nordiste en les ovationnant.
90 minutes de folie, des litres de sueurs en moins, des déhanchés furieux, un sens du déplacement phénoménal. Chapeau, les gars, la prochaine saison sera la bonne.
Y'a pas à dire, l'école SK records, c'est la grande classe. C'est plus Maldini que Reveillière, et ca, meme pour des lyonnais, c'est un super compliment.



Quand aux lillois, ils avaient connus malgré tout une bonne première mi-temps, mais notre envoyé spécial avait oublié d'apprendre à se servir d'un appareil photo (et accésoirement des règles d'affichage de ce blog).... Le flou a parfois du bon

15:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23/03/2006
Wizzz !!
C'est le printemps, ca y est. C'est le retour de ma libido après 2 mois d'inquiétante disparition. Les matins redeviennent plus longs, les filles re-louchent, le corps s'assèche grace aux conseils de Flex mag. Les féromones sont libérés par grâce présidentielle, c'est la cohue, c'est le Heysel chimico-sexuel.
Il fait étrangement très beau sur le Nord, et les ballades en voiture dans l'Artois sont un plaisir quasi-mystique. Cigarettes, autoradio, on fait des contrôles rétro sur les manteaux d'hiver féminins qui s'affinent et les courbes qui repoussent. Que c'est beau Monchecourt en Mars ! Et l'Eglise de Seclin, putain mec, Seclin ! Et Metaleurop qu'on détruit petit à petit, laissant chaque jour un nouvel angle hyper photogénique pour une série qui fera à coup sûr le succès d'un voleur d'idées (pourquoi j'oublie toujours cet appareil qui peut faire ma gloire ?).
Je ne parlerais meme pas d'une traversée de la Picardie à la limite de l'orgasme, je vais encore apparaitre dans les requetes Google au milieu de tous ces sites XXX Hardcore régionaux. Tiens, d'ailleurs, les Majorettes de Fretin ont failli mettre fin à mon plaisir intense de pilote-chasseur. Est ce un choc esthétique de premier ordre ? Ou juste cette satanée gueule de bois du mercredi qui rend le soleil sympa mais un peu lourd quand meme.
La bande son idéale ? Plein de choses sont possibles quand la vie sourit autant. Tout passe, en fait, ou presque.
Mais je choisit en ce moment Children of Nuggets, Original Artefacts from the Psychedelic Era 1976-1996.

En gros des groupes pop/garage des années 80 en majorité, qui dans une telle accumulation vous font dire que putain le rock n'est jamais revenu vu qu'il est jamais parti. Qu'ils sont cons ces publicitaires!
Vous allez me dire "Ouais mais ton truc c'est encore une non-nouveauté".
Et là je réponds "Qui a dit qu'on parlait de nouvelles sorties sur ce blog ringard ? Hein ? Qu'est ce qu'on s'en tape de causer de trucs dont tout le monde parle en meme temps que tout le monde ? Et puis, une nouveauté en coffret ca n'a aucun intéret. Genre Nuggets, tu le trouve à 40 euros si tu te débrouille bien, alors qu'à sa sortie, seuls les gens ayant eu le pouvoir de claquer 100 euros pouvaient en parler. C.a.d personne de moins de 30 ans ou ayant comme statut social un CAE, un RMI, un stage-gratuit-je-vous-en mets-plus-?, un CNE ou une formation GRETA/ ANPE.
Et des nouveautés j'en rachète, mais je vois pas l'intéret d'en causer alors que mon avis sur un truc pas digéré change toutes les heures. Et na !..... Et je t'emmerde, ...., aussi, ...., un peu"
C'est un peu moins bien que Nuggets 1 (quelque daubes par ci par là sur les 100 titres), mais tous ces Sha-la-la-la, ces Yeah Yeah yeah, ces Na Na na Na me disent à chaque fois: "C'est simple le bonheur, JS, pourquoi t'y as pas pensé plus tôt ? "
Ben oauis, c'est vrai, ca. Je suis un peu con en hiver, moi
11:00 Publié dans choc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/03/2006
It's hard out here for a Pimp
Etrange nouvelle que ce mail de Vicious Circle, aka label bordelais extremement respectable, accueillant entre autres les "plus-integres-tu-meurs" The Ex, la poignante" Shannon Wright, la pop ultra sophistiquée de Calc, Minor Majority, ou encore Julie Doiron.
Vlà-ti-pas que la place forte historique de l'indé francais 90's annonce, je cite:
Vicious Circle est très fier d'annoncer la sortie, le 9 mai prochain du KLUB DES 7, emmené par KLUB DES LOOSERS, avec Fuzati, Detect, et pas mal de featuring dont on vous reparlera tres vite !
Reprenons un peu notre souffle et expliquons un peu pourquoi tout cela me choque aux gens qui pensent très fort "Ouais, et alors ?".
VICIOUS CIRCLE, donc. Label historique et ultra respecté. Editeur d'Abus Dangereux. Notre Touch and Go à nous. Le label de Drive Blind (!!!), de la noise des Sleepers, de Tantrum ou des Greedy Guts, des Girls against Boys, des Burning Heads, des fous furieux de Belly Button (genial album Debeso à réecouter en 06), et leurs grands frères de Sabot, de Seven hate, Petit Vodo, Deche dans face, Dum Dum Boys....
Bref une coloration noise/ punk pop/ post hardcore historique des nineties qui vous mets une larme à l'oeil lorsque vous faites un petit effort de mémoire comme moi à l'instant.
Bon, ca avait déjà un peu changé avec l'arrivée des Improvisator Dub (mais ils sont bordelais, alors on comprenait), de Shannon, du premier Radio 4 et de King Khan pour la veine « retour du rock circa 2003 », et meme du hip hop avec Puppetmattazz (mais fait par des marionettes donc ca compte pas vraiment).
Mais là, c'est quand meme un choc.
Pensez donc: KLUB des LOOSERS. Le seul groupe de rap pour jeunes bourgeois depressifs (enfin en y pensant, non. Le seul qui l'affirme haut et fort. Tous les groupes de rap ont un public de jeunes bourgeois depressifs en général).
Bref Fuzati, quoi, le rappeur masqué qui attire des folles suicidaires sur mon blog en pensant que je suis lui (qu'est ce qu'elle est devenue au fait cette fille ?). Le gars qui fait du rap de Versailles et qui a comme public les jeunes habitant le centre des villes moyennes conservatrices.

Il etait si bien sur Record Makers, label de mes ennemis jurés de Air (et des géniaux Sebastien Tellier et I Love Ufo et ca fait chier, ca), le voilà à Bordeaux, sur l'ex label-noise- DIY hachement loin de Versailles, meme en TGV. Sur ce label où tout le monde doit avoir des pulls camionneurs, des barbes, les cheveux rasés sur le coté/queue de rat sur la nuque et des grosses lunettes rafistollées au scotch (je sais, gros clichés...).
Moi, ca me choque. Les gens se mélangent. J'aime bien les deux mais ce mariage, c'est etrange. C'est comme imaginer Vincent Delerm ou Benjamin Biolay chez Dischord (je sais, j'exagère...)
En meme temps, en ce moment le rap, pour moi ca se résume au très bon album de La Caution qui détruit l'habitacle de ma Ford Fiesta depuis deux mois, au concert-gag de Tony Parker et à un reportage d'Ariel Wizman dans Lundi Investigation sur le Crunk bien rigolo. C'est à dire pas grand chose.
J'en devine encore qui se disent « Ouais, et alors ? ». Mais là, je ne peux rien pour vous, bande de nerds.
(ps: pour cette note en forme de surf assisté, je demande une rétribution de 5 euros tous les 10 clics)
11:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09/03/2006
Où tu voudras quand tu voudras
Ce matin, au reveil, je me mets le DVD des Cramps "Live at Napa State Mental Hospital".
Outre le fait que mon lecteur supporte mal la zone, que les "audio-visual distortions" de 1978 sont enervantes et qu'il y a un copyright persistant sur l'image, cette video culte m'a fait penser que finalement, oui, on devrait peut etre fermer toutes les salles de concert, toutes les boites marchandes et faire jouer les groupes dans leur environnement naturel.
Ainsi les Cramps se fondent à merveille dans cette clinique pychiatrique, le public est génial, il se passe quelque chose toutes les 10 secondes, il n'y a peut etre aucun professionnel blasé au bar, aucune groupie sur-fringuée dans la salle. Comme Johnny Cash dans ses concerts dans les prisons, où il y avait une majorité de noirs et de latinos complètement rétifs à la country redneck, et qui réussit à remporter le morceau. Ben oui, quoi, quand on oblige les gens à assister à un concert, c'est la meilleure solution pour leur faire enlever leurs oeilleures stylistiques du genre "jamais de toute ma vie, j'irais voir un concert de cette musique que je deteste sans l'avoir jamais écouté. Genre Matt Pokora au Zénith de Chateauroux". Quoique c'est un très mauvais exemple, je vous l'accorde.
Bref, si on s'en tient à ce concept de faire jouer les groupes dans leur environnement naturel, on pourrait donc obliger les Stones à jouer dans un cimetière, les Strokes post-premier album dans une déchetterie, The Fall au panthéon, Tony Parker et son soss' Booba (devenus culte lors du gig passé sur Canal pendant le All Star Game, le titre "J'm'en bat les couilles !", les 40 personnes amorphes présentes.... ah bordel...) dans un transformateur EDF d'Aulnoye sous Bois en nov 05 (j'avais d'autres bons gros clichés, mais j'ai peur que ca fasse trop...),
Et NED, donc (j'arrive enfin à mon sujet principal). Merveilleux groupe en concert le 4 avril à Lille.
NED dans une boite à partouze de Sarajevo? NED chez moi pour mon anniv ? Et pourquoi pas NED à La Malterie, tiens ?
La Comm officielle:
Projectil' et Mohamed Dali présentent:
Mardi 4 Avril
La Malterie, Lille
NED (pyshé-punk-noise, Lyon)
KITCHEN TOOL SET (noise'n'roll, Douai)
NED
On aime beaucoup SK Records chez Projectil'. Après avoir accueilli Bananas at the Audience, Doppler et Kabbu Ki Buddah, le label lyonnais nous envoie cette année NED, et c'est pas un choix de raccroc comme un but de l'épaule d'Inzaghi. En effet, sur leur dernier album « Rien merci » et sa très belle pochette fluo, NED elargit sa palette sonique, amène à sa noise punk des ingrédient de blues mutant, de psychédélisme, de surf, et de post rock pas chiant.
C'est le resultat certain de leurs incessantes tournées en Europe, notamment de l'Est, et on pense d'ailleurs parfois à The Ex pour ces sonorités balkaniques. Un eclectisme de rythmes et d'ambiances qui font de « Rien, merci » un EXCELLENT disque, presque plus sexy que les résultats de l'OL.
KITCHEN TOOL SET
Qui pour assurer leur première partie ? Kitchen Tool Set bien sûr. L'evidence, c'est que les KTS ont tout des cousins nordistes de NED. Un chant doublé, parfois scandé à la Dischord style, une alternance entre plans bien rock et rythmiques déstructurées, et l’esprit DIY qui transpire aussi pour le quatuor qui sortira son veritable premier album cette année (enfin ! Diront certains).
2 groupes venus de la scène noise des années 90's qui ont survecu, evolué, et ont su s'ouvrir à d'autres styles, de plus en plus accéssibles sans pour autant renoncer à leur leur sens de l'expérience sonique.
21 heures, 7/5 euros
infos: NED sur le site SK records
Le Site des KTS
11:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27/02/2006
Mémo Tourisme (cc: mlle Aubry)
It was really the place to be.
C'etait la 8ème et dernière Real Kool Trash Nite, Samedi à la malterie, et ca ne s'est pas terminé dans les larmes et la violence mais dans une furieuse danse regressive mélée de grossieretés criées à la volée par des filles belles et des garcons saouls. C'etait aussi inéluctable qu'une partie de jambes en l'air entre exs ("Bon, c'etait bien, hein ? on se rappelle dans 6 mois ?"). C'etait des hurlements de plaisir. C'etait waouh. Futile, pas très utile, un poil malsain mais Hachement rigolo.

Le VEDETT de 2006 n'a plus rien à voir avec le VEDETT de 2005. Un bassiste en plus et un donc une nouvelle « charnière centrale », à la fois dure sur l'homme et un peu brésilienne. Un matelas King Size pour accuellir les ébats de plus en plus libres du clavier et de la gratte dans un décorum 70's moustachu et severemment burné.
Le son va fort, je me decide à mettre des bouchons. Vous allez dire « oulah la chochotte », mais j'ai déjà un cancer du poumon, une syrose et l'hepatite C . Je supporterais jamais d'etre sourd, par contre.
Rockers Sterven Yonger, groupe parallèle de notre RED national, version blues noise electronqiue, cheap drumkits et orgue répétitif à la Suicide pour soutenir le delire vocal d'un Red animal, glutural, abyssal. Que c'est bien l'electro quand c'est pas de vraiment de l'electro, quand c'est du rock, quoi... ZEA l'avait rappelé aussi trois jours avant.. On devrait interdire tous les lives electro où aucune guitare, aucune basse, aucun micro n'est prévu dans la fiche tech . On devrait faire brûler tous les concerts 100% Laptop, les soirées 100% DJ, aussi, tiens. On devrait tuer tous les DJ d'ailleurs, mais bon, ca c'est une autre histoire...
Bref, toutes les filles ont une bière à la main, c'est un brouillard aveuglant de Lucky Strike, les toilettes sont bouchées, il y a des vieux disque R'n'R et les OSNI enchainent. Pas grand chose à dire juste qu'ils devraient passer un peu moins de temps à choisir les motifs de leurs bas résilles, de compter le nombre de clous sur leur ceinture en cuir blanche, la couleur de leurs boots et à mesurer la taille respective de leurs franges et soigner un peu plus ce chant et cette rythmique. A revoir, donc, et à envoyer sur Paname où ils feraient figure de génies absolus, des grands frères et soeurs adulés au pays des Naast, Second Sex et autres bands prépubères. C'est déjà bien
Mais face à la claque Bastouns, tout groupe aurait de toute facon fait pale figure.
Lille avait envie de pogoter méchamment pour dire au revoir à Beepee, maitre des lieux et du son qui crache sans limiteur de dB, et les pauvres Touns ont dû tenter de gérér un joyeux bordel où il ne se passait pas 15 secondes sans qu'il se fassent renverser une bière sur la tete, où deux gars tombaient sur les retours en s'enlaçant dans une chorégraphie subtile facon mise en echec de Hockey, où les tentatives d'envahissement de scène etaient aussi systématiques qu'une gueule de bois un dimanche.
Bref, IT Was really the place to be.
La Malterie est de toute facon la place to be.
Lille est la place to be, definitivement. Cherchez pas.
Juste regrettez. Prenez le TGV. Ou demenagez
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